Une imprimante 3D dans l’espace

L’homme ira-t-il un jour, reposer le pied sur la lune ? La question est dans l’air du temps, le sol lunaire est riche en minerais et c’est un lieu d’observation intéressant pour les météorologues et les physiciens. L’ESA (l’agence spatiale européenne) étudie depuis plusieurs années l’implantation d’une base lunaire. Le scénario retenu à de quoi surprendre… l’idée serait de construire la base à partir de matières premières disponibles sur place en utilisant une imprimante 3d. Le fonctionnement de l’imprimante 3D même dans ce cas précis reste simple, il s’agit par le biais de cette machine de superposer des couches de sables très fines de 5mm d’épaisseur, l’imprimante va ensuite pulvériser un spray fixant s’apparentant à de l’eau salée afin de consolider le tout. Puis elle cimente le sable exactement selon la forme prédéfinie pour obtenir l’objet final.

Quelle méthode ?

Une imprimante 3D dans l’espaceCette méthode permettrait de résoudre le problème n°1 à savoir le transport de matériaux de construction sur la lune. Les astronautes seraient hébergés dans des structures ressemblant à des igloos recouverts d’une enveloppe constituée de sol lunaire. Une coquille très solide en forme de cylindre sera transportée depuis la terre et que l’on pourra gonfler une fois sur la lune. Des robots seront installés sur la structure afin de réaliser l’impression, ce qui permettra de réaliser une coquille sur le bâtiment pour le protéger des radiations solaires, les rayons gamma et les impacts de météorites.

NASA

La NASA s’intéresse également à cette innovation dans laquelle elle trouve beaucoup d’avantages.  Pour la première fois l’impression 3d va lui permettre de créer ses propres composants, des pièces de rechanges qui jusque là ne pouvait être envoyés qu’au cours de la prochaine mission spatiale. Si l’idée paraissait évidente étant donné le peu de place disponible dans la navette internationale spatiale, on ne pouvait cependant embarquer une imprimante 3d classique, en effet le véritable défi était de concevoir une machine capable de fonctionner en apesanteur car jusque là chacune d’entre elles avaient été fabriqués selon les principes de la gravité. Il a donc fallu aux ingénieurs retravailler chaque pièce notamment les pièces mobiles, la phase de test se poursuit actuellement avant la date de lancement qui aura lieu en juin 2014.