The Terminal List : la saison 2 s'impose comme la meilleure série pour remplacer Reacher


Quatre ans après une première saison qui avait divisé la critique tout en captivant un large public, l'ex-Navy SEAL James Reece reprend les armes dans la saison 2 de The Terminal List. Les huit épisodes sont disponibles d'un coup sur Prime Video depuis ce mercredi 21 octobre 2026. Adaptée du deuxième roman culte de Jack Carr, True Believer, cette saison élargit nettement le récit de vengeance personnelle vers un thriller d'espionnage à l'échelle mondiale.

Une quête de rédemption

La première saison reposait sur une mécanique d'éradication méthodique à l'intérieur des frontières américaines. La suite change de dimension. Après avoir abattu le dernier nom de sa liste, son ami Ben Edwards (Taylor Kitsch), et passé des mois à naviguer dans l'océan Indien à bord d'un voilier, James Reece pensait attendre la mort, frappé par une tumeur cérébrale. Mais les rouages de Washington en ont décidé autrement.

Recherché comme un fugitif international, mais aussi pour ses compétences hors norme, Reece est localisé par la CIA. La proposition du gouvernement est à la fois tentante et contraignante : une grâce présidentielle totale et un traitement médical de pointe, en échange de sa participation à la neutralisation d'une cellule terroriste d'Al-Qaïda dotée de technologies de pointe. Pour le héros, la vengeance avait une ligne d'arrivée nette, alors que la rédemption l'oblige à affronter des démons bien plus complexes.

Une conspiration qui traverse l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l'Europe

Le scénario, signé David DiGilio et Jack Carr, s'étend de l'Afrique du Nord au Moyen-Orient, en passant par les coulisses politiques européennes et la Russie. L'intrigue prend de l'ampleur lorsque Reece découvre que sa cible prioritaire n'est autre que Mo Farooq (Dar Salim), ancien contractuel de la CIA et allié expérimenté, qui a basculé mystérieusement dans le camp adverse.

En parallèle, la journaliste Katie Buranek (Constance Wu) poursuit son enquête. Elle croise la route de l'oligarque ukrainien Vasili Adrenov et se retrouve prise dans une guerre d'ombres impliquant des mercenaires russes et des fuites au sein même de Langley. Selon la critique publiée sur le site, chaque épisode accentue la pression d'un cran, et les deux intrigues finissent par se rejoindre.

The Terminal List : la saison 2 s'impose comme la meilleure série pour remplacer Reacher

Le lien avec le préquel The Terminal List: Dark Wolf est présenté comme l'une des réussites de cette saison. La série ne s'attarde pas sur des rappels, mais s'appuie sur les traumatismes et les dynamiques installés dans le spin-off. Le personnage de Raife Hastings, interprété par Tom Hopper, en profite particulièrement, et son duo avec James Reece fonctionne dès leurs premières scènes communes. La distribution s'enrichit aussi de Gabriel Luna (Freddy Strain) et de Luke Hemsworth (Jules Landry).

Une violence crue et réaliste

La série reprend la charte visuelle voulue par Jack Carr, avec la participation d'anciens Navy SEALs et Army Rangers à la production, dont Jared Shaw et Max Adams. Elle s'éloigne ainsi de la surenchère stylisée des films d'action hollywoodiens. Les fusillades respectent, selon la critique, la précision des protocoles militaires d'assaut, et certains combats au corps-à-corps atteignent une brutalité physique et psychologique particulièrement intense.

La série est classée TV-MA, et assume des scènes parfois dérangeantes. Le verdict de la critique souligne un final légèrement précipité, en raison de quelques raccourcis scénaristiques sur les deux derniers épisodes, où les sous-intrigues convergent soudainement. Il pointe aussi une prise de risque minimale pour Reece. Chris Pratt livre, selon la même critique, une belle prestation, en incarnant la fatigue et la détermination d'un soldat qui n'a plus rien à perdre.