Ecovacs commercialise le Winbot W2S Pro Omni, un robot de nettoyage de vitres vendu 599 euros. Il a été testé sur des fenêtres, à l'intérieur comme à l'extérieur, pour vérifier s'il permet vraiment de s'épargner cette corvée.
Sorti en septembre 2026, le appareil succède au W2S Omni avec quelques améliorations, notamment pour mieux nettoyer les bordures et les coins. Il dispose de quatre petites brosses d'angle, qui viennent compléter la grande lingette placée sous le robot. Son réservoir de liquide passe à 120 millilitres, soit 50 % de plus que celui de son prédécesseur, afin d'espacer les remplissages.
Le principe reste identique. Le robot se maintient sur la vitre par aspiration, se déplace sur deux chenilles et pulvérise du produit avant le passage de la lingette. Il reste relié par un câble à une station transportable, dont la batterie permet de travailler sans prise électrique à proximité.
Une station qui ressemble à une petite valise
La station ressemble davantage à une petite valise qu'à la base d'un robot ménager. Elle dispose d'une poignée sur le dessus et d'un compartiment pour ranger le robot et ses accessoires. Il est possible de la sortir le temps des vitres, puis de la ranger dans un placard, à condition de prévoir un peu de place. Il faut compter avec les quelque 5 kilogrammes de la station, auxquels s'ajoutent les 2,1 kilogrammes du robot.
La batterie de la station alimente le robot, avec une autonomie allant jusqu'à 110 minutes annoncée par Ecovacs. Lors du test, l'autonomie obtenue s'est révélée proche de ce chiffre. Le robot reste attaché à la station par un câble de 5,5 mètres, qui assure à la fois son alimentation et sa retenue en cas de décrochage. Un enrouleur automatique permet de récupérer ce câble une fois le travail terminé.
Une utilisation simple, mais une intervention humaine nécessaire
La prise en main est rapide. La lingette se fixe sous l'appareil à l'aide de scratchs, puis le réservoir se remplit par un orifice situé sur la face avant, sans qu'il soit nécessaire de retourner le robot. La première étape consiste à le maintenir contre la vitre par sa poignée, à lancer l'aspiration et à attendre qu'il soit bien accroché avant de le lâcher.
Pour la face extérieure, le mode « nettoyage approfondi » effectue deux passages, ce qui permet d'insister sans relancer l'opération. En revanche, le passage d'une vitre à l'autre reste à la charge de l'utilisateur : il faut récupérer le robot par sa poignée, arrêter l'aspiration, puis le repositionner. L'application Ecovacs Home permet de choisir les modes et de piloter les déplacements depuis un téléphone, mais les boutons de la station suffisent pour les commandes courantes.
Sur les vitres du test, le résultat a été jugé convaincant. Quelques traces restent parfois à l'endroit où le robot est décroché, là où ses éléments de nettoyage touchent encore le verre. Un coup de microfibre suffit à les effacer. Une fois le robot rincé, les lingettes et les quatre brosses d'angle sèchent sans difficulté particulière.
Reste la question du prix. Selon l'auteur du test, l'intérêt de l'achat dépend surtout de la taille des vitres. Pour quelques petites fenêtres, un tarif de 599 euros est difficile à justifier, d'autant qu'il faut déplacer le robot entre chacune d'elles. Avec de grandes baies vitrées ou de nombreuses surfaces vitrées à entretenir, le Winbot peut en revanche épargner une bonne partie du travail.








