Le jeu Tom the Postgirl, développé par le studio suisse Oopsie Daisies et coproduit avec Arte France, sort le jeudi 29 octobre sur PC et Mac via Steam, ainsi que sur Nintendo Switch. Vendu 9,99 €, ce titre mêle humour noir, graphismes mignons et situations dérangeantes. Pour décrire l'effet qu'il produit, notre test propose un mot nouveau : le cosymalaise.
- Tom the Postgirl est un jeu mêlant humour noir et graphismes mignons, disponible sur PC, Mac et Switch.
- Le joueur incarne Tom, une petite fille qui livre des paquets dans un village où se cachent des situations étranges et dérangeantes.
- Le gameplay est simple avec peu de commandes, mais offre une expérience absurde et limitée en actions.
- L'aventure dure environ 3 heures avec une faible rejouabilité et propose une démo gratuite sur Steam.
Le jeu met en scène Tom, une petite fille malicieuse en parka rouge, embauchée par la poste de son village pour livrer des paquets aux habitants. Derrière cette façade tranquille, le village abrite, selon le jeu, de multiples vices, mêlant le mignon, l'étrange, le coquin et parfois le franchement flippant.
Le contraste est au cœur de l'expérience. Les graphismes en crayonné noir et blanc et l'aspect cartoon, simplement animé, font sourire. Les rencontres, elles, interrogent davantage. Un ver de terre rigolo côtoie des enfants maltraités et tenus en laisse, un fermier couche avec ses poules, et un voisin de Tom collectionne des photos d'elle pour une raison inconnue. Le jeu est classé PEGI 16, malgré son allure de album jeunesse.
Une prise en main limitée
Le gameplay tient en peu de commandes. Le personnage se déplace avec le stick directionnel, et une seule touche permet d'interagir avec les éléments. La gâchette droite fait courir Tom, une course qui, selon notre test, reste très relative. Une touche ouvre la carte, composée de plusieurs zones où il faut livrer les colis, et un radar indique les méfaits restant à commettre ou les détails non encore découverts.
Le joueur peut ratisser les zones pour semer la pagaille, sans récompense, ou livrer les paquets sagement, en résistant à la tentation d'en ouvrir un. Notre test juge toutefois les actions possibles très limitées, même si elles suffisent à pousser l'absurde un peu plus loin.
Une aventure d'une fois
Les développeurs, une équipe suisse de cinq amis, présentent leur jeu sur sa page Steam, où ils promettent "l'exquise tentation du voyeurisme". Ils décrivent aussi leur travail comme une exploration "des contes de l'enfance et des souvenirs un peu gênants".
Il faut compter environ 3 heures pour boucler l'histoire en prenant son temps, contre une vingtaine de minutes en se pressant. Une fois l'aventure principale terminée, un new game plus permet de revenir pour découvrir des détails ratés, refaire certains choix et débloquer plusieurs fins, ainsi que des succès et des profils. La rejouabilité reste néanmoins faible, et notre test parle d'une aventure à vivre une fois, idéalement sur deux soirées.
Le jeu s'appuie aussi sur un sound design qui privilégie les grognements et autres bruits de bouche aux dialogues, renforçant le côté grotesque de l'ensemble. Une démo gratuite est disponible sur Steam pour se faire une idée avant l'achat.








