L'application Houseparty collecte de nombreuses données personnelles


Houseparty est devenue pendant le confinement l’une des applications les plus téléchargées en France et dans de nombreux pays. Permettant d’organiser des rendez-vous virtuels entre amis, elle soulève toutefois des interrogations quant aux très nombreuses données personnelles collectées.

Houseparty ou la convivialité par écrans interposés

Isolement, ennui, solitude : Houseparty semble être le remède idéal à ces maux du confinement. Son taux d’installation a augmenté de plus de 300 % au mois de mars, et elle se trouve dans le top des téléchargements sur l’App Store en France, au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore au Canada.

L'application Houseparty collecte de nombreuses données personnelles

Lancée en 2016 et rachetée en 2019 par Epic Games, le studio à l’origine du célèbre jeu vidéo Fortnite, Houseparty permet d’organiser des chats vidéo rassemblant jusqu’à huit personnes et de jouer en ligne avec ses amis au Time’s Up ou encore au Trivial Poursuit.

Un concept parfait en cette période difficile, à une chose près : l’application collecte énormément de données, alors même que la CNIL traite avec sérieux la violation de données à caractère personnel et incite les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile à signaler tout accès non autorisé à ces données collectées. Le service client Red by SFR, comme celui de nombreux opérateurs, peut renseigner les utilisateurs à ce sujet.

De nombreuses données personnelles collectées

Comme de nombreuses applications similaires, Houseparty commence par collecter le numéro de téléphone et les contacts de l’utilisateur. Elle ne s’arrête pas là et collecte également des informations liées à l’appareil utilisé : le type d’appareil, sa géolocalisation, l’opérateur téléphonique, ainsi que l’adresse IP, mais aussi l’adresse MAC ou le numéro IMEI.

Plus inquiétant encore, l’application s’autorise à accéder aux conversations, qui ne sont pas cryptées de bout en bout et donc tout à fait accessibles. Dans ses conditions d’utilisation, Houseparty va jusqu’à préciser qu’elle est « libre d’utiliser le contenu de toutes les conversations passées via ses services, dont toute idée, invention, concept ou techniques », ce qui est ni plus ni moins de l’appropriation intellectuelle.

Une application qu’il est donc préférable d’éviter dans le cadre professionnel, et qu’il convient de réserver à un usage purement récréatif.