A la recherche de l’autonomie grâce à la motorisation de fauteuil roulant

De plus en plus fréquemment nous sommes amenés à rencontrer ou à croiser des personnes en fauteuil roulant dans la rue, dans les magasins, dans les manifestations ou dans les transports en commun. Il peut nous arriver aussi d’observer une voiture à l’arrêt  dont le conducteur s’extirpe après qu’il a procédé lui-même au montage d’un fauteuil roulant sur lequel il va ensuite s’asseoir en s’agrippant à la portière du véhicule.

Le constat est que le nombre de fauteuils roulants électriques en service ne cesse pas d’augmenter. Jusqu’à une période récente le handicap d’une marche difficile voire impossible nécessitait l’aide d’un tiers pour l’installation et l’accompagnement. Mais à notre époque, l’individualisation des comportements et la recherche de l’autonomie ont caractérisé une évolution irréversible.

La motorisation du fauteuil roulant est un moyen de retrouver, au moins partiellement, une indépendance. Pour répondre à cette aspiration, dont on comprend bien les motivations, deux voies sont empruntées par les constructeurs de ces matériels qui s’appuient parfois sur l’expérience de collaborateurs eux-mêmes handicapés : celle de la simplicité et de la légèreté ou celle de la sophistication et des performances.

Comment la motorisation de fauteuil roulant s’adapte-t-elle sur le fauteuil ?

La motorisation légère peut s’opérer selon deux axes : soit le fauteuil roulant est construit autour d’un moteur, soit le système de motorisation est séparé et peut s’adapter facilement au fauteuil roulant manuel. Ainsi la présence d’une aide extérieure est seulement temporaire. L’autonomie est fonction de la puissance de la batterie.

La seconde catégorie concerne des fauteuils roulants lourds et puissants, susceptibles de rouler sur des sols irréguliers et différents comme d’absorber des différences de niveau. Certains sont même conduits par un utilisateur tétraplégique. La motorisation doit alors s’accompagner d’une électronique sophistiquée pour une conduite opérée à partir de mouvements de la tête ou de signaux optiques déclenchés à partir de lunettes spécifiques.

Dans ce domaine aussi la numérisation apporte une aide précieuse. Ainsi trouve-t-on sur le marché des fauteuils roulants à six roues, capables de franchir des obstacles, de rouler aussi bien sur l’herbe comme sur le gravier, de supporter un pilote d’un poids supérieur à deux-cents kilos, de disposer d’un rayon de braquage réduit et de pouvoir tourner sur place. Des ajustements modulaires permettent une adaptation aux besoins spécifiques de chacun.

La motorisation du fauteuil roulant permet ainsi d’adapter la machine aux pathologies de chacun. Dans ce domaine aussi, la qualité de vie est un objectif primordial pour les équipes des fabricants.